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 Couverture du nouvel ouvrage.
© Jura Drone.com et A. Tournier
  
 
 
 
 
 
 
L'ermitage de saint Aldegrin, détail d'un plan levé en 1720 par la Maîtrise ( des Eaux et Forêts) de Poligny. Coll. partic.
  
   
 
 
 
Manoir construit vers 1610 en face de l'abbaye, de l'autre côté de la Seille où vivait le "tabellion" ( notaire seigneurial ), de l'abbaye et notaire royal.                  Cl. A. Tournier
 
 
  
 
 
Fontaine du début du XXe siècle dans le quartier de La Peyrouse.
Cl. A. Tournier.
 
 
 
 
 
 
L'église Saint-Jean, au pied des falaises, surprend le visiteur qui arrive dans le village.                                                 Cl. A. Tournier
 
 
 
 
En fin d'automne, Baume-les-Messieurs, au fond de la vallée, depuis la Croix de Suchot.                                                  Cl. F. Schifferdecker.

 

 

Baume-les-Messieurs,

un bout du monde

Sortie de presse : 11 février 2017, 10h30, Voiteur, Médiathèque

Treizième volume de la collection Franche-Comté. Itinéraires jurassiens, désormais éditée par l’association Mêta Jura, cet ouvrage renouvelle de façon conséquente la vision souvent « réduite» à sa reculée et à son abbaye qu’on a généralement de Baume-les-Messieurs.  

Emblématique par sa géologie et son environnement, Baume-les-Messieurs l’est également par son histoire. Son abbaye, dont de récentes découvertes archéologiques révèlent l’importance très ancienne, contribua, avec celle de Gigny, à la fondation de Cluny, « phare de l’Occident médiéval ».

À la Révolution, le village jusqu’alors dépendant de l’abbaye en a investi les bâtiments, les sauvant ainsi de la destruction.

Aujourd’hui, suite à la déprise agricole, la vallée se boise et le paysage se ferme.

Les touristes, simples curieux ou randonneurs, sont de plus en plus nombreux. Avides de paysages particuliers, de curiosités naturelles et de pittoresque, ils sont aussi attirés par le passé de ce site étonnant.

Dans ce volume géologie et milieu naturel, abbaye et vie villageoise ont chacun(e) leur part dans la présentation de ce territoire original, partagé entre vallée et plateau, entre passé, présent et un futur à inventer.


Un ouvrage 16x24cm, 64 pages en quadrichromie, 17 auteurs, 159 illustrations;
la couverture propose 2 rabats avec plans du village et de la reculée, 10 €.
 

Lithographie de Pierre Bichet, 1980, coll. partic.

 
SOMMAIRE

Le milieu naturel
Une reculée parfaite
Les roches de la vallée
Faune et flore 
 
Une occupation humaine ancienne
La Préhistoire
- La grotte des Romains
- Une halte de chasseurs de rennes magdaléniens dans la vallée de la   Seille
Du Néolithique à l’époque gallo-romaine 
 
L’abbaye
Les origines de l’abbaye à la lumière des recherches archéologiques
- Les sources écrites
- Les vestiges archéologiques des bâtiments conventuels du haut Moyen Âge
- Un nouveau regard sur Baume au haut Moyen Âge
Un important fonds aux Archives départementales
Une puissante abbaye
- La recherche d’indépendance
- Des moines aux chanoines
Les campagnes de construction médiévales à l’épreuve de l’archéologie du bâti
Les bâtiments conventuels
- La dendrochronologie renseigne sur les travaux dans le logis abbatial
Les vestiges d’un décor fastueux
- Le retable

Vivre au village

Le haut et le bas
Seigneurie et village
La Révolution et ses acquis
Une paysannerie entre modernité et tradition
Le XXe siècle, entre déclin et nouveaux enjeux 

À l’heure du tourisme
Les grottes, une curiosité géologique
L’exploitation des grottes
L’abbaye 

Un village en quête d’image
Un site attachant
Le regard des artistes
Un décor de cinéma
 « Les 3 cloches » : comment naît une légende1

Les auteurs, par ordre alphabétique :

Marie-Laure Bassi, chercheuse associée UMR ArTeHis 6298
Bernard Bichon, historien
Aurélia Bully, APAHJ, chercheuse associée UMR ArTeHis 6298
Sébastien Bully, CNRS-UMR ArTeHis 6298, Dijon-Auxerre
Morana Čaušević-Bully, Université de Franche-Comté/UMR Chrono-environnement 7249
Sylvain Collin, Groupe de Recherches Spéléologiques de Poligny
Samuel Cordier, docteur Muséum national d’Histoire naturelle, Paris
Christophe Cupillard, Ingénieur d'études, docteur en Préhistoire, Ministère de la Culture/ Service Régional d'Archéologie de Franche-Comté
Bénédicte Gaulard, Maître de conférences en histoire de l'art moderne. Université de Bourgogne
Patricia Guyard, directrice des Archives départementales du Jura
Matthieu Le Brech, doctorant, Université de Franche-Comté
Christophe Perrault, CEDRE
Marie-Jeanne Roulière-Lambert, docteur en archéologie, conservateur en chef du patrimoine
Sylvie Roy-Lebreton, historienne
François Schifferdecker, archéologue
Société d’Histoire Naturelle du Jura (Michèle Gonzy, Hervé Troussard)

Cet ouvrage a été édité avec le soutien de :  

                                   

Mêta Jura leur adresse ses remerciements pour cet encouragement très bienvenu.

Note 1

Il est, à Baume-les-Messieurs, une légende, érigée en promotion touristique, qui pourrait faire frémir plus d'un Helvète du XXe siècle.... Non, Gilles n'a pas écrit sa chanson "les trois cloches" à Baume-les-Messieurs, ni à propos de ce site !

Tout Vaudois respectueux de ses artistes se souvient bien de Jean Villard, plus connu sous le nom de chansonnier de Gilles. Il a chanté, entre autres, les pays vaudois et valaisan ( La Venoge, Les Vaudois, Petite fête villageoise, Nos ancêtres les Waldstätten, etc.); Il écrivit de nombreuses paroles de chansons en des lieux très variés, comme à Zermatt, au pied du Cervin, comme à La Sage, dans le val d'Hérens, d'où l'on surplombe les villages des Haudères et d'Evolène, au fond de la vallée, ou comme aux Diablerets, villages tous situés dans les Alpes.

Gilles écrivit cette chanson des trois cloches en 1939, alors qu'il était mobilisé en Suisse, incorporé dans la troupe du théâtre aux armées et travaillait pour Radio-Lausanne. Il écrivait alors une chanson par semaine. (Cf. http://www.fondationgilles.org/). Le sentiment patriotique était, en ces temps troublés, très développé. Relevons aussi que ce texte décrit plus le cours d'une vie qu'un village, quel qu'il soit, le temps étant rythmé par les trois (sonneries de) cloches, les trois temps principaux d'une vie chrétienne (baptême, mariage et enterrement).

A la suite de la méprise d'un journaliste jurassien qui, en 1970,  a confondu un certain François Nicot (dont la tombe se situe dans le cimetière de Baume) avec le Jean-François Nicot de la chanson, on en a conclu que le village en question dans la chanson était Baume-les-Messieurs. Le journaliste réalisant son erreur a publié des correctifs (Le Progrès, 1er novembre 1977; Pays comtois, n° 6, 1996, p. 8) mais on les a superbement ignoré.

Aujourd'hui, il existe environ 70 François Nicot en France et plus de 15 Jean-François. On en trouve aussi en Suisse...

Interrogé à ce sujet, l'auteur et interprète, Gilles, a même fait savoir que, quand il a écrit sa chanson, il ne connaissait pas Baume et qu'il avait fait cette chanson par hasard chez lui (sur les rives vaudoises du Lac Léman, à Saint-Saphorin).... Ce n'est qu'en 1946 qu'Edith Piaf se met à l'interpréter et Gilles ouvre son cabaret à Paris en 1949 !

Ainsi naissent des légendes... et tous les villages du monde situés au fond d'une vallée peuvent créer leur propre légende et se targuer être le sujet de cette superbe chanson, magnifiée par Edith Piaf, les Compagnons de la Chanson, Ray Charles, etc.

 

 

 

 

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  Vacances : notre secrétariat est fermé du 11 au 22 août inclus

 

 

  

Vitraux du haut Moyen Äge découverts dans la fouille du chœur. Proposition de restitution de S. Bully et M. Causevic-Bully.                Cl. L. Van Wersch.

  

  

 

 

Saint Michel psychopompe terrasse le dragon. Le petit personnage sur son épaule gauche figure l'âme de l'abbé Amé de Chalon.       Cl. A. Tournier

 

 

 

 

 

Le tuf, en se déposant dans le lit du Dard, construit un chemin où s'égrènent des marches en escalier.         Cl. A. Tournier.

 

 

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